Communiqué

Communiqué du 06-06-2019

Un nombre record d’investissements étrangers en Belgique (De Tijd, 5 juin) 5 juin

5 juin 2019


 

L’année dernière, 7.363 emplois ont été créés grâce à 278 investissements étrangers. C’est ce qui ressort d’une analyse du bureau de consultance EY. 'Nous profitons du Brexit.'

'2017 était déjà une année record mais en 2018, le nombre d’investissements étrangers a encore augmenté de 29%,' déclare Tristan Dhondt, associé du bureau de consultance EY Belgique, qui, chaque année, analyse en détail l’attractivité de notre pays comme lieu d’investissement.

La Flandre a engrangé le plus grand nombre de projets l’année dernière : 169 pour être exact, soit 26 pour cent de plus qu’en 2017. La Région bruxelloise a attiré 61 projets, soit une hausse de 65 pour cent, et la Wallonie, 48 projets, soit 9 pour cent de plus. 'La forte augmentation à Bruxelles est principalement due au fait que 19 sociétés ont implanté leur siège social en Belgique, contre 4 en 2017. Bruxelles profite de l’incertitude liée au Brexit du fait que les entreprises étrangères ayant leur siège dans la capitale de l’UE, souhaitent évidemment rester en conformité avec la réglementation européenne au cas où le Royaume-Uni déciderait de quitter l’Union européenne sans accord.'

Selon M. Dhondt, la Belgique profite du Brexit d’une autre manière encore. 'Les entreprises étrangères ont réorganisé leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui fait que le nombre de projets logistiques dans notre pays était supérieur à 2017. Un autre aspect très positif est que le nombre de nouveaux investissements a augmenté plus rapidement que le nombre d’expansions. Il y a eu l’année dernière, en Belgique, 184 nouveaux investissements étrangers (124 en 2017) et 94 expansions (91 en 2017).'

M. Dhondt évoque également une raison fiscale pour expliquer la plus grande attractivité de la Belgique. 'La diminution progressive de l’impôt sur les sociétés, de 33,99% à 29,58% et finalement à 25% en 2020, est une raison importante.'

La Belgique a connu une année record et est ainsi allée à contre-courant de la tendance européenne. Le nombre de projets étrangers en Europe reste élevé avec 6.356 projets. Une baisse a toutefois été enregistrée pour la première fois en six ans (- 4% par rapport à 2017). La Belgique a gagné trois places par rapport à 2017. Elle occupe actuellement la cinquième place.

Tout comme en 2017, les États-Unis (avec 51 projets), la France (44) et les Pays-Bas (32) sont les trois pays à avoir le plus grand nombre de projets d’investissement dans notre pays. Il est frappant de constater que la Chine a créé 1.323 emplois à travers 16 projets, ce qui représente la troisième plus grande création d’emplois, après les États-Unis (1.390) et l’Allemagne qui vient en tête (1.662). 'Grâce en partie aux investissements chinois, la Wallonie a connu une plus forte croissance du nombre d’emplois par projet d’investissement que la Flandre et Bruxelles,' conclut Dhondt.

Malgré l’année record 2018, les investisseurs étrangers sont un peu moins optimistes quant à l’avenir. La partie de l’enquête EY qui sonde leurs intentions d’investir, montre que la Belgique est moins perçue comme une destination favorable à l’investissement. Dix pour cent des répondants affirment avoir l’intention d’investir en Belgique cette année, contre quinze pour cent l’année dernière. La piètre mobilité et la pression fiscale constituent les points névralgiques.

'L’impôt des sociétés doit baisser plus fortement que le taux prévu de 25% en 2020', estime Dhondt, et ce ‘en raison du maintien de la concurrence et du fait que la moyenne européenne est déjà inférieure à 20%. Nous devons en outre surveiller la qualité de notre enseignement et mieux l’adapter aux besoins. Les entreprises étrangères font savoir que certaines compétences, comme celles en matière d’intelligence artificielle et de robotique, de cybersécurité et de mégadonnées, sont rares en Belgique.'

 

 


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